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[Fini] Que des méchants ! [Pv Tallula~]

   
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    
       
   
       
      
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Jeu 27 Aoû - 20:38
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L'atmosphère agréable d'un midi ensoleillé, le chant des oiseaux dans les arbres, les arbres qui ondulent au gré du vent chaud... Tout ça aurait pu former un climat agréable pour tout le monde, hors non, ça ne l'était pas. Il ne l'était pas pour Murphy. Ce n'est pas qu'elle était difficile ou bougonne, non, c'est plutôt qu'elle s'était habituée à vivre de nuit, au cours de ses dix-sept années à Maon. Et changer un rythme de vie aussi bien ancré dans quelqu'un, c'était plutôt difficile. Elle avait déjà vu le soleil, et fait quelques "nuits blanches" qui devraient plutôt être des journées blanches dans son cas, mais jamais elle n'avait été obligée de ne pas dormir pendant la journée. Les cernes sous ses yeux pouvaient témoigner de l'état de fatigue dans lequel elle se trouvait, bien qu'elle est laborieusement tentée de les cacher avec une de ses crèmes faites spécialement pour ça.

La brune avait trouvé la cour facilement. Ce n'était pas si dur, elle avait un bon sens de l'orientation. Ça l'étonnait plutôt, en fait, puisqu'elle avait également l'habitude de ne rester que dans sa chambre d'à peine quelques mètres carrés. L'école faisait plus que quelques mètres carrés, évidemment. Beaucoup pluuuus.
Est-ce que c'était bien légal, d'ailleurs, de bouleverser autant la vie d'une étudiante en pleine croissance - bien qu'on lui est malheureusement dit qu'elle ne grandirait plus... - ? Tout ici différait. Elle n'en pouvait plus. est-ce qu'elle pourrait tenir tout ce temps ? Est-ce qu'elle pourrait dormir le jour, au moins pendant ses vacances ? Est-ce qu'elle pourrait au moins aller voir la Lune, même deux-trois minutes ?

L'esprit chargé de toutes ses questions, elle partit faire le tour de la cour. Toute aussi grande que les étudiants d'ailleurs. Est-ce qu'elle avait toujours été si petite par rapport aux autres ? Les hommes étaient si grands ! Ça faisait beaucoup plus de muscles pour faire du mal. Et beaucoup plus pour l'intimider. En parlant d'hommes, il n'y avait autour d'elle que des groupes de plusieurs étudiants contenant des hommes et des filles, riant ensemble joyeusement. Elle n'en revenait pas: comment est-ce que ses filles ne pouvaient ne pas avoir peur de tels êtres démoniaques ? Elle se prit à les admirer pour leur courage. Une autre source de peur lui vint et elle sentit son ventre se nouer. Elle n'avait jamais rencontré personne d'autres que Agatha, sa sœur et son père. Comment devait-elle agir ? Est-ce qu'elle allait réussir à parler avec des filles ?

Elle passa sur une grande pelouse. Des étudiants avaient étendus des grands draps et déjeunaient ensemble gaiement, encore par groupe mixte. La brune zigzagua à travers tous ses gens, passant très loin des personnes de la gente masculine et se dirigea vers un autre endroit moins peuplé. Cela semblait être l'arrière d'un bâtiment mais c'était quand même un endroit de la cour. Elle se posta contre un mur et leva légèrement la tête. S'enfonçant encore un moment dans ses questions, elle secoua finalement la tête pour les chasser. Les mèches de ses cheveux lui revinrent dans les cheveux et ça l'agaça. Elle les remit en place rapidement, un peu derrière son oreille - de toutes manières, ça ne tenait jamais -. Un demi-sourire se dessina sur ses lèvres. Tout ira bien ! pensa-t-elle et sur le coup, elle le croyait vraiment. Tous ces gens étaient comme elles. Ils avaient des pouvoirs, ils venaient ici pour en apprendre plus. Ils avaient sûrement vécus des trucs pas très jolis, tout comme elle.

" Salut ! T'es toute seule ? "

Cette voix lui donna des frissons dans le dos. Une voix d'homme, basse, grave. Qu'on entendait loin, qui pouvait crier fort. Son visage crispé se tourna vers les personnes qui venaient de se diriger par ici. Trois gars. Trois ? Qu'est-ce que c'était ? Une embuscade ? Ils voulaient la battre ? Se servir d'elle comme défouloir ? Elle était seule, c'était injuste ! Un second se mit à parler. Beaucoup plus grand qu'elle, il avait des cheveux blonds qui se dressaient sur sa tête. Il avait du mettre pas mal de gel, tout ça pour paraître beau et inoffensif et pour tromper son monde...

" Tu es en première année ? Tu n'as pas encore d'amis ? "

Ils s'approchèrent un peu plus, et elle se mit un peu plus sur la défensive, inconsciente que ce n'était peut être qu'une manœuvre de drague auprès des nouveaux arrivants et pas une embuscade pour la battre. Elle cacha dans son dos sa main qui tremblait. Ils pourraient prendre ça comme un signe de peur - même si c'était bien ce qu'il voulait dire - et en profiter pour l'intimider. Jamais elle ne leur montrerais un signe de peur !

" Hum, excusez moi, mais je préfère rester seule... réussit elle finalement à articuler, entre deux pensées affolées, comme celles d'un animal apeuré. "

Ils rirent entre eux, d'un rire grave. Non, c'était trop... Masculin ! C'était sûr, ils allaient la frapper maintenant, parce qu'elle ne voulait pas "converser" avec eux ! S'ils ne s'en allaient pas dans quelques minutes, elle allait devoir se défendre et elle ne savait pas si elle ferrait le poids face à ces géants dans leur genre... Dans tous les cas, ils s'attaquaient à une fille, de plus seule, et c'était lâche. Elle n'avait jamais vu ça ! Elle n'avait pas vu grand chose de sa vie, en fait, mais ça, elle savait que ça ne devait pas arriver souvent. Non, ça devait arriver souvent, mais les filles n'osaient pas le dire ! Et les filles de tout à l'heure qu'elle avait vu parler avec des types tout aussi grands que ceux qui se tenaient devant elle, avec leur sourire à vous faire peur, elles étaient sûrement menacées !

" Ah, t'es plutôt timide, hein ? T'inquiètes pas ! On est gentils ! "

Nouveau rire de leur part. Mais pourquoi ils riaient comme ça ? C'était un code secret entre personnes sans poitrine ou quoi ? D'ailleurs pourquoi est-ce qu'ils la fixaient autant ! Elle compta mentalement dans sa tête. Si dans... Disons deux minutes ils n'étaient pas partis, elle utiliserait les derniers moyens qu'elle avait pour s'en sortir... En espérant qu'elle aurait le temps... Qu'ils ne lèveraient pas la main avant... Elle ne voulait pas retrouver ses fichues crises de panique qui l'avaient quittés. C'était comme être vulnérable. Être vulnérable, être faible, c'est se faire bouffer par les forts, c'est mourir sous les coups, c'est mourir de la main de quelqu'un d'autre.
              
       
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Ven 28 Aoû - 0:11
       
       




Que des méchants
feat Murphy


Tallula poussa un long soupir exaspéré. Le troisième jour suivant son arrivée à Ellour, la rouquine avait déjà bien eu le temps de s'habituer aux lieux et avait déjà pris ses repères, ce qui n'était pas le cas de la plupart des autres élèves. L'Emeraude avait un bon sens de l'orientation et avait la faculté de pouvoir rapidement s'habituer à un nouvel environnement, ce qui dans sa situation était plutôt pratique, car au moins neuf élèves sur dix paniquaient déjà et passaient leur temps à se perdre et à se retrouver dans des endroits où ils n'ont pas le droit d'accéder. De plus, elle était très observatrice et avait une excellente mémoire, deux qualités qui lui étaient souvent très utiles. Cela compensait un peu ses nombreux défauts. En tout cas, elle connaissait cet endroit déjà presque comme sa poche, et pouvait déjà facilement servir de guide aux élèves perdus. Si elle n'était pas aussi petite, les gens pourraient peut-être croire qu'elle était en deuxième année vu tous les détails qu'elle pouvait donner sur l'endroit. Avant même d'entrer à Ellour, la rouquine avait consulté une quantité incroyable de livres sur l'académie, voulant en connaître déjà les moindres secrets.

Cependant, deux mystères n'avaient pas été élucidés. Et cela l'agaçait fortement. Un, pourquoi le directeur avait-il décidé d'installer le dortoir Emeraude au sixième étage, l'étage le plus élevé ? Avait-il une dent contre les Emeraudes ? Tallula avait deux hypothèses : soit il était Saphir, soit il était Rubis. Après tout, à partir du rez-de-chaussée, il n'y avait qu'un seul étage à monter ou à descendre pour les élèves de ces dortoirs. Ce qui est tout à fait injuste pour les Diamants et les Emeraudes. Cela lui semblait logique qu'il fasse du favoritisme envers son propre dortoir en leur donnant moins d'efforts à fournir pour rentrer dans leur chambre le soir. Une preuve de l'immaturité du dirlo, en plus du fait qu'il ait affiché le tableau d'un bouc au premier étage; d'une poule au deuxième; et d'une chèvre au troisième. Elle devait encore découvrir ceux des étages suivants, et elle n'était pas tout à fait certaine d'avoir hâte de la faire. Et de deux, l'identité du dirlo semblait complètement inconnue de tout le monde : celui-ci n'avait fait aucun discours, aucune apparition, n'avait pas de bureau; bref, rien. Il était invisible. Pourtant, il devait bien y avoir un dirlo. Elle se fit la promesse de demander la question à un professeur. Quoique cela ne l'étonnerait pas s'ils n'étaient même pas au courant non plus. Mais dans ce cas... qui avait bien pu les embaucher ? Tallula était perdue, c'était clair, et elle avait besoin de commencer à collecter plus d'informations. Elle savait qu'elle avait le soutien de Daraen, qui se posait lui aussi des questions sur l'identité du directeur. De plus, il passait tout comme elle tout son temps libre à la bibliothèque, donc ils pourraient trouver des renseignement ensemble (la rouquine préférait ignorer le fait qu'elle se réjouissait intérieurement à cette idée).

Elle avait prévu d'aller manger, et d'aller à la bibliothèque après pour poursuivre les recherches qu'elle avait entamé le soir de son arrivée à Ellour (où elle avait fait la rencontre de Daraen), mais avait malheureusement découvert que celle-ci était fermée jusque quatorze heures. Et il était treize heures. En plus elle reprenait les cours à quatorze heures. La rousse ne savait pas où se trouvaient Raff, Debra et Daraen, et ne sentait pas d'humeur à aller aborder quelqu'un pour une fois. Cet inconvénient l'avait plutôt agacée. Mais elle comprenait la bibliothécaire : il fallait bien qu'elle puisse se reposer un peu.

Ainsi, Tallula avait embarqué dans son sac le grimoire que Daraen lui avait trouvé sur son pouvoir, la matérialisation de cauchemars, pour pouvoir le lire un peu paisiblement dans la cour. L'Emeraude décida d'aller dans le petit coin tranquille et confortable qu'elle avait repéré au cours de sa première nuit à Ellour, où elle avait fait nuit blanche à cause d'un cauchemar qui l'avait réveillée. C'était la troisième fois de suite qu'elle décidait de s'installer là, à prori cette zone allait devenir une sorte de QG, son petit coin tranquille à elle. Une fois bien installée, son dos calé contre le mur, son sac plutôt lourd posé à côté d'elle, Tallula se plongea dans sa lecture passionnante.

« Ce pouvoir est entièrement psychique. L'utilisateur peut générer des illusions effrayantes afin d'immobiliser la cible. »

« ... toute seule ? »

« Quand il est utilisé sur quelqu'un, il s'adapte souvent à la personnalité de la personne et prend la forme de sa pire peur. Cependant, l'utilisateur s'expose à faire plus souvent des cauchemars la nuit s'il l'utilise trop souvent, car les effets de son pouvoir seront directement ricoché sur lui-même, ainsi que si l'utilisateur ne sait pas encore contrôler ses pouvoirs. »

« Tu es en première année ? Tu n'as pas encore d'amis ? »

« Cette magie est très rare, et n'a été recensée que pour 4 personnes : Ulrika Flames ; Signe Atlee ; Edith Nutter ; Tallula Light. »

« Hum, excusez moi, mais je préfère rester seule...  »

C'est cette phrase qui fit revenir Tallula à la réalité. Elle releva brusquement la tête, et repoussa les quelques mèches rousses qui lui tombaient devant les yeux, avant de froncer les sourcils en voyant la scène se déroulant sous ses yeux. De toute façon, ce passage elle l'avait déjà lu deux jours plus tôt quand elle était à la bibliothèque avec Daraen, et la suite pouvait attendre. La rouquine avait entendu des paroles tremblantes, qui semblaient légèrement désespérées, ce qui l'inquiétait fortement, même si elle ne connaissait pas cette voix. Qu'est-ce qui était en train de se passer ?

En voyant une fille entourée de trois garçons aux bouilles qui paraissaient inoffensives de l'extérieur (mais pas forcément de l'intérieur), Tallula fronça les sourcils d'un air désapprobateur. On aurait dit qu'ils étaient en train de harceler la fille qui n'avait peut-être pas envie de leur parler ou qui était timide comme Raff. La rouquine tourna son regard ambré vers la fille qui était encerclée. Elle était très belle, avec des cheveux courts, noirs, une peau blanche. Mais ce qui la frappa, c'était bien deux choses chez l'inconnue : de un, sa petite taille : elle semblait encore plus petite que Tallula, ce qui était extrêmement rare. Tallula était partagée entre le soulagement de ne pas être la plus petite d'Ellour et la pitié; après tout, la rouquine souffrait déjà de sa taille, mais elle... ce devait être mille fois pire. Et de deux, ses grands yeux violets, violets comme des améthystes.

« Comme les yeux de Raff. »

Tallula se sentait désormais d'une banalité à pleurer. Tout le monde avait des yeux particuliers ici. Et c'était la deuxième personne aux yeux violets qu'elle croisait en deux jours alors qu'elle n'avait jamais vu d'iris de cette couleur auparavant : il fallait croire que les autres pays étaient bien différents du sien. Cette fille provenait peut-être de Maon, tout comme Raff. Suite à une recherche qu'elle avait effectuée à la bibliothèque, elle avait découvert que les yeux des habitants de Maon étaient souvent bleus ou violets. Elle aurait bien aimé lui demander, sa curiosité la titillait, mais elle ne pouvait pas lui demander ça dans la situation dans laquelle l'inconnue était. Celle-ci semblait effrayée par la présence des trois garçons, qui avaient beau sembler sympathiques; mais la rousse sentait que ce n'était qu'une façade. Tallula perçait facilement les secrets des autres et découvrait rapidement leur véritable personnalité; et elle sentait que leurs intentions étaient tout sauf louables.

Et elle se sentait mal à l'aise à l'idée de laisser cette fille se débrouiller avec elle.
C'est pour ça qu'elle décida de l'aider avec sa magie. Pour déranger les garçons pendant quelques instants afin qu'elle ait le temps de s'enfuir. La rousse ferma les yeux, se concentra, et commença à invoquer le sortilège qu'elle maîtrisait le mieux.

« Nightmare: Spider » marmonna-t-elle discrètement à voix basse de façon à ce qu'on ne l'entende pas, avant d'ouvrir les yeux et de fixer les garçons du regard.

Et bam ! Ils commencèrent à pousser des cris, persuadés qu'ils étaient entourés d'une véritable armée de mygales géantes qui s'apprêtaient à leur sauter dessus. Tallula fit un sourire, avant d'observer la fille, espérant qu'elle ait le temps de s'enfuir. Elle n'allait pas parvenir à maintenir l'illusion pendant plus de sept secondes, alors il fallait à tout prix qu'elle prenne rapidement la suite pour pouvoir être tranquille.

Et puis elle commençait à en avoir marre d'entendre les garçons rire comme des gorilles sans cervelles.



              
                     
       
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Ven 28 Aoû - 11:36
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Murphy avait fermé les yeux, pour mieux compter. 1... 2... Elle entendait le rire et la respiration des trois garçons et elle en avait la chair de poule. Elle était sur le point de tendre la main pour attraper son carnet dans son sac à bandoulière noir, quand elle entendit des cris. Hein ? Mais elle n'avait même pas bougé le petit doigt! Elle se risqua à lever les yeux vers les trois pour finalement les voir se tordre face à une menace imaginaire. Oui, ils étaient littéralement en train de se battre contre... De l'air. Un peu ahurie, elle resta quelques secondes à les observer, les yeux grands écarquillés face à ce spectacle... Qui la ravissait, néanmoins. Comprenant que sa chance n'allait pas durer éternellement et qu'il fallait vite qu'elle agisse, sinon la situation allait devenir encore pire, surtout s'ils croyaient que c'était elle la responsable de leur illusion...

Sans attendre, elle passa la main dans son sac et attrapa la première chose qu'elle trouva. Bonne pioche, c'était son carnet. Il était plutôt petit, avait une couverture verte rugueuse et était très épais pour que la jeune femme puisse dessiner chaque chose qui lui passait par la tête, à tout moment. Par mesure de précaution, son critérium était toujours coincée dans les spirales qui se trouvaient sur le côté. Elle l'ouvrit rapidement, frénétiquement, se hâtant pour ne pas en souffrir. Le papier vierge devant elle l'inspirait énormément normalement, mais la situation n'était pas normale. Elle ne ressentait envers lui que le fait qu'il soit toujours vierge et qu'elle n'avait pas de quoi se défendre par la même occasion.

Son crayon dans la main, elle appuya plusieurs fois sur la gomme pour sortir la mine, et commença à la faire courir sur le carnet. Là, un rond... Puis ça continuait tout droit. Sa main tremblante glissa sur le papier, plus qu'à l'aise de faire un geste qu'elle avait répété maintes et maintes fois. Dès qu'elle eut fini, elle prit du recul, pour observer ce qu'elle avait fait. Ce serait parfait pour le moment. Elle s'écarta un peu du carnet. Les cris devant elle s'étaient calmés, peut être que l'illusion qui avait été mise en place par sa sauveuse - c'était une fille, voyons. Les hommes auraient regardés bêtement - commençait à s'en aller ? Elle se dépêcha de faire apparaître ce qu'elle avait croqué à la va-vite sur son carnet.

" Animatio ! s'écria-t-elle doucement, sa voix à demi-chevrotante montant légèrement dans les aigus. "

Du dessin s'extirpa alors, dans une petite fumée blanche un morceau de bois, aux contours tremblants. C'était une batte de baseball, exactement ce qu'elle avait dessiné et exactement ce qu'elle souhaitait faire apparaître. Elle était plutôt heureuse de bien maîtriser son pouvoir. Imaginez s'il avait des siennes pile à ce moment là et qu'elle s'était retrouvé avec un espèce de boule grise caoutchouteuse qui bougeait bizarrement et qui se collait sur ses doigts, comme les choses qu'elle faisait plus petite vers douze ans et des bananes.

Elle saisit la batte bien par le manche, fermement. Le tremblement dans ses mains s'était arrêté dès qu'elle avait vu le début de l'objet se matérialiser. Sa bouée de sauvetage ! Elle posa rapidement son carnet sur le sol, puis se releva et posa son regard sur les trois dragueurs. Ils étaient légèrement abasourdis par ce qui venait de se passer... Levant sa batte, elle s'avança vers eux. Elle avait encore peur, mais elle était un peu plus assurée quand à ce qui allait se passer: elle allait leur faire bien mal et ils ne reviendraient plus. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, mélange de peur et d'adrénaline. Ils ne s'attendaient pas à ça, visiblement puisqu'ils regardaient derrière en quête de la personne qui leur avait joué ce vilain petit tour... Elle fonça vers le blond, et balança sa batte dans un endroit aléatoire. Enfin, plus ou moins aléatoire, puisqu'il s'agissait de l'endroit qui faisait mal... Le gars ahuri se recroquevilla sur lui même, avec un cri aigu de douleur. Les deux autres étaient trop surpris pour faire le moindre geste, si bien que la jeune fille eut rapidement fait de les neutraliser par la même technique.

Les trois étaient donc totalement neutralisés. Elle se dépêcha de filer, attrapant son carnet pour le remettre là où elle l'avait pris. Elle n'était pas cruche non plus, elle n'allait pas rester là. En faisant quelques pas, elle remarqua quelque chose qu'elle n'avait pas vu auparavant: un soleil. Enfin, si le soleil avait été une fille, évidemment ! C'était une jeune fille rousse, avec des yeux orangés. Elle lui semblait rafraichissante et ouverte. C'était elle, elle en était sûre. Elle était sûre qu'elle était celle qui l'avait aidé ! Elle s'approcha un peu, légèrement timide, même si ce n'était pas dans sa nature.

" C'est toi qui m'as aidée, non ? Merci... "

Elle rajusta la lanière de son sac sur son épaule, puisqu'il était plutôt lourd et qu'il commençait à la tirer. Elle était bien chargé, et en plus, elle avait tendance à rajouter des choses qui ne lui servaient à rien pendant les cours, à part dessiner, comme des fusains, des gommes mie de pains... Piétinant légèrement le sol couvert d'une herbe verte, elle était plutôt intimidée par ce premier ( c'était plutôt le second, mais elle préférait rayer le véritable premier de sa mémoire... ) contact avec le monde extérieur et elle ne savait pas trop comment réagir.
              
       
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Ven 28 Aoû - 22:31
       
       




Que des méchants
feat Murphy


Après avoir emprisonné les trois garçons dans un cauchemar que la rousse avait appris à lancer dans un livre quelques jours avant son arrivée à Ellour, l'inconnue aux yeux améthystes parut stupéfaite. De là où elle était, Tallula trouvait la situation particulièrement comique : après tout, ils étaient quand même en train de gesticuler sur place en poussant des hurlements suraigus alors qu'il n'y avait strictement rien autour d'eux, aucun danger en vue, si on exceptait la présence de la fille aux cheveux noirs. Celle-ci resta immobile quelques instants, comme paralysée, sans doute surprise par la réaction des garçons. Elle mit cependant peu de temps pour se ressaisir, car elle enfonça sa main dans son sac, semblant frénétiquement chercher quelque chose. Tallula était surprise. Que faisait-elle donc ? Elle ne prenait pas la fuite alors qu'elle avait l'occasion parfaite de le faire. Il ne lui fallut que peu de temps pour comprendre que l'inconnue comptait se servir de la magie pour se défendre, puisque celle-ci semblait soudainement déterminée, plutôt sûre d'elle alors qu'elle sortait un carnet. Qu'est-ce qu'elle prévoyait de faire ? Tallula observa attentivement ses gestes; attendant de voir son plan. Puis, elle remarqua que la fille commençait à dessiner quelque chose. C'était étrange, mais Tallula était de curieuse de voir ce qu'elle allait faire : peut-être allait découvrir une forme de magie qu'elle ne connaissait pas, malgré tous les livres qu'elle avait dévorés. Elle avait hâte de voir ce qui allait se passer; un petit sourire curieux se dessina sur ses lèvres alors qu'elle fixait la fille de ses yeux orangés.

Alors que la rousse commençait à s'inquiéter en voyant les effets de son sortilège disparaître, rendant la fille brune en danger, cette dernière cria un mot qui devait probablement être une formule magique, et un nuage de fumée blanche apparut de son cahier. Soudainement, une batte en bois aux contours pas très lisses se matérialisa devant l'inconnue. Tallula écarquilla les yeux. Ainsi, cette fille pouvait dessiner quelque chose, avant de faire apparaître l'objet qu'elle avait dessiné devant elle. Un pouvoir qui semblait très pratique, malgré le fait qu'il fallait du temps pour créer l'objet, puisqu'on pouvait faire apparaître tout ce qu'on voulait. La rouquine se demanda si elle pouvait aussi matérialiser de la nourriture comestible à partir de son carnet sans que celle-ci ait le goût de papier mâché.

L'inconnue s'empara alors de la batte tandis que l'attention des garçons dérivait puisqu'ils recherchaient l'auteur de l'illusion juste derrière eux. Ils eurent à peine le temps d'apercevoir Tallula que la fille aux yeux améthyste se vengea d'un coup de batte extrêmement bien placé puisqu'elle parvint à frapper 'l'endroit sensible' du garçon blond qui poussa un cri de douleur. Un spectacle qui fit bien rire la rousse puisqu'il l'avait mérité ce coup de batte; et elle s'esclaffa encore plus en voyant les deux autres subir le même sort. Soudainement, alors qu'elle semblait s'apprêter à filer, ses yeux améthystes se posèrent sur Tallula. La brune commença à s'approcher d'elle, l'air un peu timide. Tallula se demanda si elle était un peu comme sa nouvelle amie Raff : timide quand on la connaissait pas, très sociable et bavarde quand elle s'ouvrait aux autres. La brune lui demanda alors si c'était elle qui l'avait sauvée, avant de la remercier.

Tallula lui fit un sourire amical et chaleureux pour la mettre à l'aise, avant de répondre :

« Ouaip, c'était moi ! Et t'inquiète pas, c'était rien. Ca m'a bien fait rire le coup de la batte, il est stylé ton pouvoir ! En tout cas, ils l'ont mérité... Ils auraient mieux fait de te laisser tranquille. » fit-elle, en référence à l'état dans lequel se trouvaient les garçons. « Je suis contente d'avoir pu t'aider. »

Quelques instants plus tard, la rouquine ajouta d'un air enjoué :

« Je parie que tu viens de Maon, non ? Une fille que je connais ici a les yeux violets comme toi. Je suis officiellement raide dingue de la couleur de vos yeux ! » s'exclama-t-elle, des étoiles brillant dans ses yeux oranges. « J'viens de Phyre, perso. Je suppose que ça se voit. » fit-elle en riant, avant de se lever.

Les filles avaient beau toutes les deux être petites, il y avait tout de même un grand écart de taille entre elles. Tallula était étonnée de croiser quelqu'un encore plus petite qu'elle; c'était un phénomène rare, extrêmement rare. Au moins, la brune avait montré que même en étant petite, on pouvait très bien savoir se défendre, et c'était une idée qui ne déplaisait pas à la rousse, bien au contraire, qui esquissa un sourire satisfait.



              
                     
       
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Dim 30 Aoû - 17:33
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Murphy ne cessait de s'appuyer sur un pied, puis sur l'autre. Un peu comme un métronome ou une vieille pendule, celle ouverte avec une grande barre qui tanguait inlassablement. Elle se posait des tas de questions, comme savoir si elle allait se faire rembarrer royalement, mais bon, si cette fille l'avait aidé, elle n'allait sûrement pas l'envoyer paître comme ça. Ses épaules s'étaient raidies incosciemment. Ils se détendirent naturellement quand la rousse en face d'elle lui fit un sourire des plus encourageants à la discussion. Elle devait avoir l'habitude de sourire comme ça, pour détendre la personne en face d'elle. Il était clair qu'au cours de sa vie elle avait parlé à beaucoup plus de gens que ceux auxquels Murphy avait jamais parlé. Elle sentit une pointe de jalousie pondre dans sa poitrine, qu'elle chercha à faire partir de tous les moyens. La jalousie, c'était négatif, et cette fille avait l'air d'être une personne sympathique qui n'avait rien demandé. Elle était même contente de l'entendre dire que son pouvoir était stylé, même si ce n'était pas le mot qu'elle aurait employé pour le qualifier elle même. Elle aurait plutôt dit... Utile. Oui, c'était le mot. Elle lui rendit son sourire, un des premiers depuis quelques années.

" Les garçons me mettent mal à l'aise, alors je te remercie doublement. "

Elle inclina légèrement la tête sur le côté. Jamais elle n'aurait dit à quelqu'un que les garçons lui faisaient peur. C'était une faiblesse et elle n'aimait pas montrer ses faiblesses. Elle avait peur qu'on s'en serve pour la blesser, pour la trahir ou autre. La méfiance était un fabuleux moyen de défense, pensait elle souvent. Sa curiosité la poussa à en demander plus sur le pouvoir de la rousse. Elle ne comprenait pas ce qu'avaient les garçons précédemment et ça l'intriguait plutôt.

" Qu'est-ce que tu leur as fait d'ailleurs ? Tu maîtrises les illusions, ou quelque chose comme ça ? Ils se tortillaient comme des vers de terre. "

Quand la jeune fille s'exclama qu'elle aimait la couleur de leurs yeux, elle rougit légèrement, puis détourna les yeux. C'était la première fois que l'on faisait une remarque sur eux, et elle pensait même que leur couleur était banale. A Maon, le violet était une couleur d'yeux vraiment répandue, et la plupart l'avait. Ce n'était apparement pas pareil dans tous les pays. Elle hocha doucement la tête, remettant quelques unes de ses mêches dans ses yeux: même si elle avait les cheveux courts, c'était toujours aussi embêtant !

" Je viens en effet de Maon. C'est plutôt répandu comme couleur là-bas, tu risques d'en voir pas mal je pense. "

Pour sa seconde remarque, elle fixa ses cheveux roux et ses yeux oranges. C'était tout de même quelque chose d'étonnant à quel point leur apparence ressemblait au pays d'où elles venaient. C'était sans doute du au climat, aux conditions de vie et toutes ces choses que l'apparence était ainsi altérée. Chacun pouvait voir d'où provenait un élève rien qu'en regardant ses cheveux et ses yeux. Bon, certains faisaient exceptions, mais il fallait toujours une exception pour confirmer une règle.

Lorsqu'elle se leva, Murphy dut se résoudre à quelque chose de très simple: elle était évidemment très petite par rapport aux autres. Même sa sauveuse était plus grande qu'elle et pourtant, il lui semblait qu'elle n'était pas aussi grande que d'autres. Son regard violet se perdit vers ses petits pieds puis vers les cheveux roux de la jeune femme.  Elle rit nerveusement, en se passant la main dans l'arrière de ses cheveux.

" Je n'ai pas trop été aux contacts d'autres personnes avant mais... Je suis plutôt petite par rapport à vous tous... Je me sens comme entourée de géants... "

Pour illustrer, elle se mit sur la pointe des pieds, dans une tentative desespéré de voir à quel point elle était petite. Ses talons retombèrent sur le sol puis elle soupira, avant de changer du tout au tout de sujet. Le dernier lui donnant encore une sensation d'infériorité et de jalousie imcompréhensible.

" Qu'est-ce que tu faisais ici, au passage ? Que je sache ce qui m'a permis de donner une bonne raclée à ses... Garçons. "
              
       
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Lun 31 Aoû - 18:12
       
       




Que des méchants
feat Murphy


Tallula remarqua que l'inconnue semblait se détendre, cela se voyait dans sa posture qui était auparavant plutôt raide. La rousse se sentit soulagée : elle n'aimait pas voir les autres mal à l'aise en sa présence, ça avait la manie de la rendre malade, et elle avait l'impression que c'était de sa faute. Même si beaucoup de personnes lui répétaient que la fille la plus timide qui soit se sentait à l'aise avec elle, Tallula veillait à ne pas gêner son interlocutrice par des questions ou des remarques impulsives qu'elle risquerait de regretter plus tard. C'est pour cela qu'elle se retint de poser une tonne de questions à l'inconnue même si curiosité la poussait à le faire, et elle préféra plutôt se concentrer sur les paroles de la brune, qui la remercia en disant que les garçons la mettaient mal à l'aise.

Cette phrase ne manqua pas d'intriguer la jeune rousse : pourquoi les garçons la mettaient-ils mal à l'aise ? Une nouvelle ruée de questions monta dans la tête de Tallula, qu'elle s'empressa de réprimer aussi sec. N'empêche, elle se demandait pourquoi l'inconnue avait peur des garçons. Ce n'était que des êtres humains, Tallula trouvait qu'il n'y avait pas de quoi en avoir peur : pourquoi être effrayée par le sexe opposé ? Est-ce que les relations la mettaient mal à l'aise ?

« Elle est lesbienne ? » songea Tallula, qui s'infligea une gifle mentale pour avoir eu une telle pensée.

Peut-être avait-elle eu une mauvaise expérience avec les garçons ? Cela lui semblait plus logique que l'hypothèse précédente, car elle semblait absolument terrifiée quand elle avait été encerclée quelques instants plus tôt. Tallula se demandait ce qu'il lui était arrivé pour qu'elle en ait autant peur et elle inclina la tête sur le côté, intriguée, mais elle ne préféra pas faire de commentaire : ce serait se mêler de choses qu'il ne lui regardait pas. De plus, si elle avait vraiment peur des garçons, elle n'aimait sans doute pas en parler, on n'aime pas monter ses faiblesses : tout comme Tallula n'aimerait pas que tout le monde sache qu'elle fait des cauchemars où elle voyait sa soeur mourir devant ses yeux une nuit sur trois.

« Ils te mettent mal à l'aise ? C'est dommage... Pas tous les garçons sont comme eux tu sais, j'en ai rencontré un qui est vraiment très gentil ici. » dit-elle en pensant à Daraen.

Bien sûr, elle préféra s'abstenir de le qualifier de "trop canon" en plus de gentil. La brune lui fit un sourire, qui lui allait très bien d'ailleurs : mais il lui semblait un peu tendu, comme si cela faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas fait ou qu'elle n'avait pas l'habitude de le faire. Puis, elle lui posa une question sur ce qu'elle avait fait aux garçons, lui demandant s'il s'agissait d'une illusion pour qu'ils paniquent de la sorte. Les mots qu'elle avait employé firent rire la rouquine, et elle répondit :

« En fait, mon pouvoir fait partie de la catégorie des illusions, mais ce n'est pas que de simples illusions : en fait, tout comme toi j'ai un pouvoir de matérialisation qui me permet de créer des cauchemars à ma guise et de plonger les personnes que je veux dedans. Bon, en fait je dis à ma guise, mais je ne maîtrise que deux cauchemars pour le moment. Là, je leur ai fait imaginer qu'ils étaient encerclés par des dizaines de mygales affreuses qui s'apprêtaient à leur sauter dessus. Pratique contre les arachnophobes ! » dit-elle en souriant.

Quand Tallula complimenta la brune sur ses yeux, celle-ci détourna le regard, comme gênée, avant de hocher la tête et de dégager des mèches de cheveux de son visage. Tallula remarqua aussi qu'elle avait des beaux cheveux : même si les filles avaient souvent tendance à préférer les cheveux longs, elle trouvait que sa coupe courte lui allait merveilleusement bien; elle avait du mal à l'imaginer avec des cheveux longs à vrai dire. L'inconnue lui dit alors qu'elle venait bien de Maon, et qu'il s'agissait d'une couleur répandue là-bas, chose que Tallula savait déjà. Après avoir rencontré Raff le premier jour, elle était partie le soir même faire des recherches à la bibliothèque sur Maon ainsi que sur ses pouvoirs particuliers, ce qui lui avait permis de faire la rencontre de Daraen.

« Ça me donne encore plus envie d'y aller, Maon a toujours été un pays qui m'a énormément attirée, avec Lumes. Vu que j'ai maintenant l'occasion de visiter Lumes, je suppose que ma destination de rêve devient Maon maintenant, j'aimerais beaucoup voir les fleurs d'Alia, ça m'a l'air absolument magnifique. »

Au moment où Tallula se levait, son interlocutrice baissa le regard vers ses pieds (minuscules) avant de le relever vers ses cheveux, et de passer la main dans ses cheveux bruns d'un air gêné. Elle dit qu'elle n'avait pas souvent été au contact d'autres personnes auparavant (ce qui rendait sa théorie sur le fait qu'il lui était arrivé quelque chose par le passé plus que vraisemblable) et qu'elle avait l'impression d'être entourée de géants, ce qui fit rire Tallula. Elle ressentait exactement la même impression qu'elle : la rousse étant elle aussi plus petite que la moyenne, elle comprenait son ressentiment.

« J'te comprends, moi aussi je suis plutôt petite, je ne fais qu'un mètre cinquante. Je compatis sincèrement : nous traversons la même peine, celle d'être plus petites que tout le monde. Mais moi je dis, faut pas y faire attention. Les gens pensent que les petites sont faibles et ont besoin d'être protégées, et bien nous venons juste de prouver le contraire en forçant trois garçons bien plus grands que nous à prendre la fuite. C'est assez agréable comme sensation en fait, d'avoir pu montrer que les petites ne sont pas faibles. Ma colocataire est petite aussi, on va la recruter pour se liguer contre les géants. » s'exclama-t-elle.

Cette pensée amusa Tallula : elle était sûre que si elle insistait auprès de Raff, celle-ci serait d'accord. Elle fit un sourire rien qu'en y pensant : ce serait drôle de voir trois petites se liguer contre tous les géants de cette école. La brune lui demanda alors ce qu'elle faisait là, afin de savoir ce qui l'avait permis de donner une raclée aux garçons.


« Ben moi après manger je comptais aller à la bibliothèque pour faire des recherches sur le directeur, mais elle était fermée, du coup j'ai pris un bouquin que j'ai emprunté là-bas l'autre jour sur mes pouvoirs, et je me suis dit que le lire dans la cour serait plus sympa que de rester enfermée dans le dortoir Emeraude. Et puis là, je t'ai vue en difficulté, et tu connais la suite. Tiens, tu es dans quel dortoir, au fait ? Tu ne serais pas Emeraude ? Je suis certaine de t'avoir déjà vue. Maintenant que j'y pense, tu étais au cours de sortilèges ce matin, non ? » s'exclama-t-elle.

Elle fit une pause, hésita pendant quelques instants, se demandant si ce ne serait pas trop déplacé de sa part de poser la question, mais sa curiosité était beaucoup trop forte, alors elle finit par demander :

« Comment t'appelles-tu ? Je m'appelle Tallula, Tallula Light. Je sais, c'est un peu bizarre comme prénom, haha. » demanda-t-elle.

La rouquine se rendit alors compte trop tard qu'elle avait posé quatre questions d'un coup, et elle se gifla une nouvelle fois intérieurement. Fichue curiosité...



              
                     
       
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Mer 2 Sep - 14:33
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Murphy regarda le mouvement de tête de la rousse après sa réponse. On aurait dit que des tonnes de questions lui brûlaient la langue, mais qu'elle n'osait pas les poser, se doutant que ce n'était pas des choses qu'elle voudrait raconter à quelqu'un qu'elle connaît à peine. Elle semblait être une personne plutôt curieuse, d'après ce qu'elle avait pu voir. Elle avait même eu l'occasion de parler avec d'autres personnes, comme elle le disait précédemment, avec l'autre fille aux yeux violets de Maon. Ce qu'elle dit lui confirma ceci, avec cet homme qu'elle qualifiait de gentil. Murphy ne savait pas trop quoi penser de cette personne, si bien qu'elle répondit assez vaguement sur le sujet. Même s'ils paraîssaient gentils, le fait qu'elle ne sache pas ce qu'ils leur passent par la tête la dérangeait beaucoup plus qu'autre chose. En fait, elle n'aurait pas du avoir le pouvoir qu'elle détenait, mais plutôt un pouvoir qui lui permettrait de voir les vrais intentions des personnes qu'elle rencontre. Quoique, peut être que ça la dégoûterait encore plus des hommes de savoir ce qu'ils voulaient vraiment.

" Qui sait ce qu'il cache..., fit elle doucement, le regard rivé sur le sol. "

Suite à sa question suivant, la jeune femme rit, sûrement à cause de ce qu'elle avait dit précisement. Attrapant la bandoulière de son sac d'une main, elle écouta attentivement. Son pouvoir était plutôt intéressant, et même aidant parfois. Elle songea que même s'il semblait plutôt négatif, la rousse pourrait sûrement aider un de ses amis à supporter un de ses pires cauchemars. Peut être que cela marchait sur certaines personnes, mais peut être que d'autres pourraient avoir encore plus peur d'eux à cause de ça. Chaque être humain était si différent, et leurs réactions étaient plutôt imprévisibles. Un hochement de tête entendu fut sa seule réponse. Quand sa sauveuse continua sur Maon, elle sentit un léger pincement au coeur en entendant le nom d'Alia. Certes, elle parlait des fleurs, mais le prénom de sa soeur venait entièrement de là et son tatouage en était aussi un témoignage. Cependant, ces fleurs étaient vraiment magnifiques, et quiconque n'en avait jamais vu avait râté quelque chose de formidable.
 
" Ces fleurs sont magnifiques, vraiment. Si tu en vois une un jour, tu ne risques pas d'oublier. "

Suite à son idée de monter une ligue contre les géants, Murphy rit simplement. Il était cristallin et ça faisait elle même un moment qu'elle l'avait entendu, si bien qu'elle eut un petit hoquet de surprise juste ensuite. Elle se reprit rapidement. Elle trouvait cette idée de ligue plutôt chouette, puisqu'elle pourrait peut être se sentir un peu moins petite entourée d'autres petites et également qu'elle n'aurait pas à endurer trop de menaces.  

" Oh, oui, montons donc cette ligue ! ajouta-t-elle avec un grand sourire. Ne nous faisons pas marcher sur les pieds - et marcher dessus tout court, hein, parce qu'il se peut qu'on ne nous remarque pas du tout... - ! "

Murphy crut comprendre que la rousse aimait lire et faire des recherches, puisqu'elle disait y être aller plusieurs fois. Et puis même, elle voulait lire un livre dans la cours, ça voulait tout dire, selon elle. Pour sa part, la brune n'avait jamais aimé rester à la bibliothèque, ni à l'intérieur en général. Il se pouvait qu'elle lise quelques livres, mais elle ne les finissait jamais car une scène du livre lui donnait toujours de l'inspiration, et elle se sentait obligée de la dessiner. Sa passion pour le dessin pronait sur tout, même parfois sur les cours qui l'ennuyaient le plus. Elle écarquilla les yeux devant la foule de questions qu'elle posa soudainement. Elle devait avoir oublié le précédent filtre qu'elle avait mis sur ses questions. Ca la fit sourire de plus belle.

" Oui, je suis une émeraude ! Toi aussi alors ? Tu m'as vu au dortoir ? J'étais bien au cours de sortilèges, ce matin, oui ! "

Elle fit une pause sur les questions. Peut être s'était-elle rendue compte qu'elle venait d'en poser plusieurs d'un coup, se demanda la brune en changeant d'épaule son sac qui commençait à lui tirer sérieusement. Elle comprit que ce n'était pas ça quand elle lui demanda quel était son nom et qu'elle se présenta. Elle devait sûrement se demander si elle devait poser la question ou non. Cependant cette question semblait très anodine pour Murphy, qui lui répondit sans gêne.

" Je m'appelle Murphy Calway. Tallula, ce n'est pas que c'est bizarre, mais plutôt original non ? L'originalité, c'est bien. Et puis ce prénom est plutôt joli, je trouve. "

Elle chercha à rassurer la fille quant à son prénom, presque sans y penser. Elle pensait complètement ce qu'elle disait, à croire qu'elle ne réfléchissait pas avant de parler. Ah, non: elle ne réfléchissait vraiment pas avant de parler. Ses paroles sortaient, sans qu'elle ait à y penser pendant plusieurs années. Ca pouvait être mal parfois, mais là, c'était plutôt une bonne chose. Elle était beaucoup plus naturelle qu'à son habitude, et ça lui faisait du bien.
              
       
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Lun 7 Sep - 20:42
       
       




Que des méchants
feat Murphy


C'était quand même vraiment curieux que l'inconnue soit intimidée à ce point par les garçons. Elle l'avait bien vue alors qu'elle était encerclée par les garçons : la brune tremblait. Ce n'était pas qu'un simple sentiment de malaise : cela ressemblait plus à de la terreur. Il s'agissait peut-être d'une phobie. C'est clair que ça devait être très embêtant, parce que... et bien des garçons, on en croise tout le temps, qu'on le veuille ou non. Commençait-elle à frissonner rien qu'à la simple vue d'un d'entre eux ? Quand on y pensait, c'était une perspective plutôt effrayante, car elle devait souvent se sentir mal à l'aise. Tallula n'aimait pas cette sensation : elle considérait ses peurs comme des faiblesses, et être faible, ça, elle n'aimait pas du tout. C'était compréhensible que l'inconnue semble ne pas avoir l'habitude de beaucoup converser avec les autres : avec une peur comme celle-là, on se refermait forcément sur soi-même. Tallula espérait vraiment du fond du coeur que sa phobie se guérisse un jour, parce qu'elle devait avoir la vie dure. Et elle se reposa une nouvelle fois la même question : qu'est-ce qu'un mec avait bien pu lui faire pour qu'elle en ait peur à ce point-là ? Une rupture ? Pas possible, c'est impossible d'avoir peur de la gente masculine uniquement à cause d'un mec qui largue sa petite amie.

Et ça... et bien, elle n'avait pas à le savoir de toute façon. Son dégoût pour les hommes se fit également dans sa réponse suite à la remarque qu'elle avait faite à propos de Daraen : selon elle, il devait bien cacher des choses, ce à quoi Tallula haussa les épaules.

« Et bien... Tout le monde a ses secrets, non ? Ce serait logique qu'il cache donc quelque chose, lui aussi. Et puis, je suis vachement observatrice, et c'est très difficile de me mentir. C'est un type bien, c'est sûr, ça se voit dans sa façon de se comporter. C'est pas un mec abruti qui pense qu'à sortir avec plusieurs filles en même temps, ou à la longueur de son engin, comme une bonne partie des mecs. Lui, c'est pas une ordure, tu peux me croire là-dessus ! » dit-elle en pensant à Daraen.

Cette réponse fut ponctuée d'un sourire, qui resta sur ses lèvres alors qu'elle ajoutait :

« Et ne t'inquiète pas, je ne compte pas te demander pourquoi t'as peur des mecs, je sais que ça ne me regarde pas. »

C'était en réalité juste pour se convaincre elle-même de ne pas le faire, car elle savait que ce serait très déplacé de sa part. Elle ne pouvait tout simplement pas demander une chose pareille : surtout que sa phobie vient sans doute d'un traumatisme de son passé. Non, ce genre de choses, c'est privé, et elle n'a certainement pas à le savoir. Triomphante de l'intérieur (elle avait vaicu sa curiosité et son impulsivité, ce qui était un vrai exploit !), la rousse remit en place une mèche de cheveux qui s'était libérée de sa barrette, alors qu'elle racontait comment elle avait fait pour chasser les trois garçons qui envahissaient un peu trop son espace personnel. L'inconnue rit un peu. Tallula songea soudainement qu'elle n'aurait peut-être pas dû donner autant de détails : peut-être qu'elle pourrait se sentir effrayée par son pouvoir, ce qui était déjà arrivé à quelqu'un quand elle en avait parlé. Peut-être que la brune pourrait croire qu'elle était capable de la plonger dans une illusion lui faisant croire qu'elle était entourée de garçons, ce dont elle serait sans doute capable un jour. Pour le coup, Tallula savait déjà ce qu'il se passerait si elle la plongeait dans un cauchemar lui faisant voir sa pire phobie. Heureusement pour la brune, la rouquine n'était pas sadique, ne voyait pas l'intérêt d'effrayer les autres, et surtout : c'était un sortilège de haut niveau, elle serait donc incapable de le laisser avant un bon moment. Tallula ne maîtrisait pas encore suffisamment ses pouvoirs pour cela.

Quand Tallula lui parla des fleurs d'Alia, la brune lui répondit qu'elles étaient absolument magnifiques et qu'elles étaient absolument inoubliables. Les yeux de la rousse se mirent à briller alors qu'elle s'imaginait en train de courir dans un champ avec des fleurs d'Alia l'entourant un peu partout, sous le clair de lune. Puis soudainement, D araen s'incrustait dans sa vision, et il courait désormais à côté d'elle en riant. Le rendez-vous amoureux parfait... Tallula secoua alors la tête pour se ressaisir, chassant le rouge qui manquait de s'emparer de ses joues.

Après avoir parlé de la ligue anti-géants, l'inconnue émit un petit rire cristallin, qui résonnait agréablement dans ses oreilles. Elle avait un très beau rire mélodieux. Elle ne semblait pas avoir l'habitude de rire non plus, puisqu'elle émit un petit hoquet de surprise après, ce qui étonna davantage Tallula. C'était triste que la brune ne soit pas une adepte du rire, car il était vraiment agréable à entendre. Cette dernière sembla bien vite se remettre, puisqu'elle fit un grand sourire et lui répondit de manière enthousiaste qu'il fallait monter cette ligue et ne plus se laisser marcher sur les pieds. La rouquine rit en entendant sa dernière remarque - elle avait raison, les autres avaient souvent tendance à ne pas les remarquer.

« On dit que les petits, c'est mignon. Les grands, c'est con. C'est bien connu. » répondit-elle. « Enfin, je généralise un peu là quand même... mais bon. On va leur montrer de quoi on est capables ! Et on va aussi leur montrer qu'on ne compte pas les laisser marcher sur nos pieds - ou plutôt sur nous, comme tu le dis ! »

Bien sûr, Tallula aurait dû se douter que sa curiosité ne tarderait pas à revenir - l'inconnue écarquilla les yeux devant la foule de questions qu'elle lui avait posée. Tallula se passa une main dans les cheveux de gêne, mais la fille aux yeux violets ne semblait pas lui en vouloir pour sa curiosité puisqu'elle souriat, ce qui la soulagea. Elle lui répondit qu'elle était en effet une Emeraude, lui demanda si elle l'avait vue au dortoir et confirma qu'elle était bien au cours de sortilèges ce matin-là.

« Ouaip', je suis Emeraude moi aussi ! Oui, il me semble t'avoir aperçue. Tu t'étais pas discrètement incrustée dans la salle sans te faire remarquer par le prof même si tu étais un peu en retard ? C'était très bien joué. Je suis pas très discrète moi. »

En réalité, c'était sans doute à cause de sa maladresse - Tallula avait tendance à tomber tout le temps, alors elle aurait sans doute dérapé sur quelque chose qui traînait par terre ou aurait fait tomber quelque chose. Puis, la brune lui dit qu'elle s'appelait Murphy Calway. Un nom sympathique qui plaisait bien à la rousse, qui ne se rendit pas compte tout de suite qu'elle avait déjà entendu ce prénom quelque part.

« Merci ! Bah, c'est vrai que c'est original. En tout cas, moi aussi j'aime beaucoup ton... »

TIIIIIIIIIIILT


Tallula agrippa soudainement Murphy par les épaules, se rapprochant d'elle, avant de s'écrier :

« A-Attends une minute ! Tu es Murphy Calway ?! J'ai vu ton prénom sur l'une des portes du dortoir ! Tu es la colocataire de Charlie McAllister ! » s'exclama-t-elle, se rendant compte qu'elle était inconsciemment en train de secouer les épaules de la pauvre Murphy qui devait sans doute être déstabilisée par son comportement.

Tallula resta immobile pendant une seconde ou deux, cligna plusieurs fois des yeux, et finit par lâcher Murphy, avant de lui envoyer un regard désolé. Ce n'était certainement pas ce qu'elle avait voulu faire. Si la brune n'avait pas été effrayée par son pouvoir, elle devait désormais sans doute l'être par son comportement. Murphy devait la trouver complètement cinglée.

« Euh... J'suis désolée. C'est juste que... Depuis que j'ai vu le nom de la coloc de Charlie, je la cherchais partout ! Et c'est toi ! » s'écria-t-elle. « Il faut que je te mette en garde... Cette fille, ta colocataire... Elle est dangereuse. C'est qu'une peste méprisante. Elle prend tout le monde de haut, et puis ça se voit clairement que ce n'est qu'une pauvre hypocrite. En tout cas, c'est en quelque sorte la "star" de ce lycée, le genre de pimbêche à la fois admirée et crainte par tout le monde... » demanda-t-elle.

Tallula fit une pause, avant de marmonner à voix basse :

« Méfie-toi d'elle... »



              
                     
       
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Mer 16 Sep - 21:58
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Murphy observa le mouvement d'épaule de la jeune femme suite à sa réflexion sur son fameux ami jeune homme sympathique. Elle n'y croyait pas, même quand elle disait qu'elle était plutôt perspicace sur ce genre de choses. Est-ce qu'il la menaçait ? Ca se trouve, elle avait une épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête ! Elle était prise d'un élan de compassion pour cette fille qui semblait, de part son expression, ne pas s'en soucier. Elle était bonne actrice, cette jeune femme en plus. Définitivement, elle ne pouvait pas envisager la possibilité que l'un d'eux soit sympathique. Il faudrait un loooong moment avant de lui faire rentrer dans la tête que, comme chez les femmes, il y avait des gentils et des méchants, et qu'ils n'étaient pas tous le diable incarné. Lonnngtemps. Elle secoua la tête, ses yeux violets légèrement humides. Quelle tristesse. Le sourire que la rousse lui adressa lui parut vraiment sincère cependant, si bien que ça la perturba légèrement. Pouvait-on être si bon comédien que même dans nos yeux le sourire paraissait sincère ? Elle commençait à en douter, et ça la bouleversait. Elle s'essuya les yeux du revers de la main, avant de relever brusquement à la suite de son discours. Elle tourna le regard vers un arbre qui ondulait doucement au vent, tout en se mordant la lèvre. Finalement, il semblait bien qu'elle l'avait appris, et bizarrement, ça la mettait beaucoup moins dans une position de faiblesse que ce qu'elle pensait.

" Merci. Ce n'est pas quelque chose dont j'aurais envie de parler à tort et à travers. "

Au final, elle confirmait même qu'il lui était arrivé quelque chose, sans rien nier. De toutes manières, lorsqu'une personne niait, elle était souvent plus impliquée dans ce dont on lui parlait que quelqu'un qui ne s'exprimait pas réellement. Et puis cette fille ne lui semblait pas être une mauvaise personne. Plutôt que de prendre ça comme une découverte de faiblesse, elle préférait prendre ça comme une révélation plutôt embêtant. Au moins, ça adoucissait un peu. Ses yeux se redirigèrent vers la rousse, qui semblait se contenir d'en demander plus en vérité. Ca la fit pouffer, ce qu'elle essaya tant bien que mal de cacher en faisant sembler de tousser. La rousse lui expliqua ensuite son pouvoir. Elle trouvait ça plutôt chouette, mais en même temps plutôt aidant. Un pouvoir ne pouvait pas que être non bénéfique envers une personne. Elle aimait à croire que chacun avait quelque chose qui pourrait aider la société... Un côté d'elle plutôt optimiste qu'elle ne soupçonnait pas.

Les yeux de la rousse pétillèrent quand elle parla des fleurs d'Alia. Elle était sûrement en train de penser à quelque chose de vraiment plaisant... Peut être un endroit où elle serait loin du tyran dont elle faisait l'éloge précédemment ? Commençant à cogiter sur la nature de son air absent, elle se reprit très vite pour parler de la ligue anti-géants. Elle en rit, même, après sa réponse après cette mini-blague pas très bien placée qu'elle avait casé. Elle disait que les petits étaient mignons et que les grands étaient cons. La brune hocha la tête, avec un air presque trop sérieux pendant tout sa tirade. Enfin, loin de là l'idée qu'elle ne le pensait pas... Mais bon, autant camoufler les apparences !
La fille passa une main dans ses cheveux. Ah, elle était sûrement gênée de la vague de question qu'elle avait posé, même si ça ne dérangeait pas tant que ça la brune, même plutôt contente qu'on s'intéresse à elle. Même si elle n'avait rien de très intéressant, au final. Elle sourit en entendant que la fille était émeraude aussi. Au moins quelqu'un qu'elle connaissait ! Ca la rassurait beaucoup de savoir qu'elle connaîtrait un visage parmi tous ceux qui logeaient dans leur dortoir. Elle se souvenait visiblement du cours, où Murphy avait découvert avec horreur que le professeur était un homme et avait fait son maximum pour se faufiler dans la classe. Elle rit, plutôt gênée cette fois.

" Ah oui... Je suis plutôt du genre stressée ? En plus, c'était notre premier cours et ça me semblait mal placé d'arriver en retard... Et le professeur avait l'air super violent ! Tu l'as entendu ? " A ma sauce... " Et tout ! J'ai eu la trouille !  C'est vrai que niveau discrétion, la nature ne t'a pas bien gâtée ! Mais tu parles plutôt de ton caractère alors ? Parce que je trouve que t'étais super discrète tout à l'heure, quand tu as lancé ton cauchemar. Aucun de nous t'avait remarqué. "

Elle fit quelques pas avant de lui dire son nom. Elle s'apprêtait à dire un début de phrase, quand elle sembla se souvenir de quelque chose, brusquement. La rousse l'attrapa soudainement par les épaules, la secouant. La dessinatrice ne comprenait pas bien ce qu'il se passait là, mais visiblement, elle venait de se rappeler un truc plutôt grave, qui la concernait directement. En effet, elle voulait lui parler de sa colocataire. Elle ne l'avait pas encore vue, puisqu'elle n'était pas de suite allée au dortoir et flânait un peu partout... Mais voilà, la personne avec qui elle allait partager sa chambre ne semblait pas être la personne la plus sympathique... Elle souffla d'une vois à demi-coupé par le mouvement horizontal qu'effectuait la rousse avec son corps.

" E-E-Euh, ouiii, p-p-pourquoi ? "

Tallula se stoppa soudainement. Quelque chose n'allait pas, et Murphy fronça les sourcils. Qu'est-ce qui pouvait provoquer un tel état chez cette personne ordinairement si enjouée ? Elle relâcha son emprise sur la brune, semblant reprendre ses esprits et se rendre compte de ce qu'elle faisait précédemment. Elle lui expliqua pourquoi elle avait réagi ainsi. Ohoh... Charlie McAllister ne lui semblait pas être le genre de personne avec qui elle pourrait s'entendre et lier une relation positive... Cette fille semblait même totalement l'archétype de la fille qu'elle détestait. Le contraire de sa soeur... Dangereuse fut le mot qu'elle retenut au final. Dangereuse. Danger. Elle déglutit fortement, une moue anxieuse sur le visage.

" Cette fille est si terrible que ça ? Attends, sérieusement ? finit-elle par articuler, d'une voix dontle ton augmenta considérablement. On peut changer de chambre? Si jamais... Je sais pas mais... Si elle est si terrible que ça... Ca me semble... Arh, ça m'inquiète ! Qui... Qu'est-ce... Tu lui as déjà vraiment parlé ? Elle s'est adressée directement à toi ? Elle a l'air du genre qui martyrise les autres ? Je vais être son souffre-douleur ? "

Les yeux de Murphy restaient exorbités, comme deux soucoupes et elle semblait se projeter les horreurs que lui ferrait vivre sa colocataire future... Vraiment, elle ne voulait pas vivre un enfer tel qu'elle l'imaginait. Elle devrait trouver un moyen de s'échapper de la chambre... Ou même, elle irait dormir ailleurs, si elle n'en pouvait plus. Mais elle était sûre qu'elle ne pourrait pas supporter une colocataire comme ça.

" Co... Comment je vais faire ? "      
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Mar 22 Sep - 21:32
       
       




Que des méchants
feat Murphy


L'humidité que l'on pouvait apercevoir dans les yeux violets de Murphy n'échappa pas à Tallula. Sur le moment, en voyant cela, elle manqua de lui demander à voix haute ce qui n'allait pas d'un air inquiet, mais elle se ravisa de justesse. Non, elle s'était promis de ne pas poser de questions déplacées. Quoique, est-ce que ce serait si déplacé que ça de lui demander pourquoi elle était triste ? Ce serait juste une preuve de bienveillance. Mais la rousse avait vraiment peur de se mêler de choses qui ne la regardent pas. Après tout, la raison de sa tristesse était évidente, ça concernait sa peur des garçons, c'était évident. De plus la brune finit par la remercier en disant que ce n'était vraiment pas quelque chose qu'elle avait envie de parler à tort et à travers. Tallula hocha doucement la tête en réponse ; en effet, c'était quelque chose qu'elle comprenait tout à fait puisque les deux jeunes femmes étaient dans des cas similaires.

Tallula ne pouvait s'empêcher de constater comment deux filles ayant toutes les deux été traumatisées par le passé par un événement marquant pouvait se révéler différentes. Même si elle ne connaissait pas l'origine de celui de Murphy, celui-ci semblait l'affecter en permanence puisqu'elle en avait conservé une phobie des garçons. Et elle ? Qu'avait-elle gardé comme séquelles ? Tallula se perdit dans ses pensées, se posant des questions quant à comment sa personnalité aurait été sans ce traumatisme. D'extérieur, on ne se rendait pas compte de ce qui la tourmentait grâce à son côté chaleureux et optimiste. Peut-être serait-elle encore plus joyeuse ? Même si d'extérieur on voyait rien, à l'intérieur d'elle, la rousse souffrait beaucoup, même si elle le niait et ne le montrait pas. Après tout, quand sa sœur avait été assassinée, c'était comme si on lui avait arraché une part d'elle.

Les deux filles avaient toutes les deux hérité d'une phobie au final : Murphy avait peur des garçons, et Tallula avait une peur bleue de la solitude.

En tout cas, l'autre Emeraude ne sembla pas rester dans cet état d'esprit plutôt triste pendant très longtemps, puisqu'elle se mit à rire en voyant que la rousse semblait vouloir lui poser davantage de questions. Cela fit sourire Tallula, contente de la retrouver dans son état normal. Néanmoins, elle n'avait rien pu dire pour consoler la brune, et ça la faisait culpabiliser. D'ordinaire, elle n'était pas du genre à laisser quelqu'un se sentir triste sans rien faire pour la réconforter. Elle avait tout simplement eu peur d'être trop curieuse, comme à son habitude. Tallula gardait son sourire, certes, mais elle était mal à l'aise. Il fallait qu'elle dise quelque chose... ! Même si les deux filles continuaient à converser normalement, cette pensée refusait de sortir de sa tête.

Après l'avoir félicitée pour son entrée discrète, Murphy rit à nouveau, cette fois-ci semblant un peu gênée, avant de répondre qu'elle était plutôt du genre stressée, et que ça lui semblait mal placé d'être arrivée en retard. De plus, elle ajouta que le professeur que le professeur avait l'air très violent, ce à quoi la rousse hocha vigoureusement la tête, entièrement d'accord avec elle. Ce professeur avait beau être jeune et plutôt beau gosse, il ne lui inspirait pas grande confiance.

« T'as vu ça ? Le 'à ma sauce' était vraiment pas rassurant, j'suis d'accord... Et puis, je sais pas si tu as vu le regard qu'il lançait à certaines filles de la classe... il est prof de sortilèges ou prof de drague ? M'enfin, le cours était intéressant, donc je ne vais pas me plaindre. » répondit-elle.

La brune ajouta aussi qu'elle l'avait pourtant trouvée discrète lors de son intervention quelques minutes plus tôt, ce à quoi Tallula fit un sourire gêné.

« Ça, c'est parce que j'étais assise et en plus je parlais pas. En fait, je suis terriblement maladroite. Je me casse tout le temps la figure. Je ne sais même pas comment je fais, j'ai juste tendance à trébucher sur des objets... invisibles. Hier soir, j'ai dû aller à l'infirmerie parce que je m'étais tordu la cheville en tombant... » dit-elle avant de pousser un soupir. « En plus, je suis plutôt une fille du genre énergique, je m'excite pour un rien, je crie et je parle trop fort. Par contre, quand je ne dis rien et quand je ne suis pas en train de marcher, là, c'est clair, on s'aperçoit pas de ma présence. »

Murphy était en train de sourire, ce qui ravit Tallula. Un sourire qui disparu rapidement pour être remplacée par de la surprise quand la rousse se mit à la secouer comme une folle quand elle entendit que la brune était la colocataire de Charlie McAllister, fille qu'elle considérait désormais officiellement comme son ennemie. En tout cas, le conseil que la rousse avait donné comme quoi elle devait se méfier de la fille aux cheveux rose pâle ne sembla certainement pas rassurer Murphy, bien au contraire, qui parut soudainement plutôt nerveuse. En même temps, Charlie était une personne que l'on avait tendance à craindre. Murphy demanda alors nerveusement si elle était si terrible que ça, et si elle pouvait changer de chambres, avant de poser une série de questions. Cela rappela à Tallula quand elle essayait (en vain) de poser une foulée de questions à Murphy pour mieux la connaître.

« Ben... Je veux pas te faire peur mais... » marmonna-t-elle avant de baisser la tête. « … Elle est franchement flippante. Je suis pas du genre à avoir peur des autres, mais j'ai eu la chair de poule quand elle m'a regardée. M'enfin, t'inquiète pas... c'est surtout à moi qu'elle risque de se prendre, parce que je l'ai défiée du regard et je crois qu'elle a capté que je comptais pas la laisser faire tout ce qu'elle veut. »

Tallula finit par ajouter après quelques instants de silence : « Pas sûr que j'y arrive mais bon... »

Puis, la rousse redressa la tête, sourit à nouveau avant de poser une main rassurante sur l'épaule de la brune.

« Mais t'inquiète pas, petite Murphy, je te protégerais du mal ! » fit-elle, avant d'ajouter en pouffant : « Enfin, vu ce que tu as fait aux mecs tout à l'heure, je doute que tu aies besoin de mon aide... »

Soudainement, un bruit strident résonna dans ses oreilles. Tallula poussa une exclamation de surprise. La cloche sonnait, signifiant qu'il était temps de retourner en cours. Déjà ! La rousse n'avait pas vu le temps passer en compagnie de Murphy. En tout cas, cette pause du midi avait été pleine d'action, loin de lui déplaire. Tallula se retourna vers la fille aux yeux violets, se demandant si elles avaient cours ensemble, avant de songer que c'était une question stupide. Bien sûr qu'elles avaient cours ensemble, elles étaient toutes les deux en première année et dans le même dortoir de surcroît ! Soudainement, la question que Tallula voulait poser à Murphy quelques instants plus tôt après l'avoir vue les larmes aux yeux lui revint en tête. Même si elle n'avait rien osé dire à ce moment-là, elle était tout de même déterminée à lui dire quelque chose à propos de ça, c'était quelque chose qu'elle ne pouvait tout simplement pas ignorer.

« Si tu as besoin d'aide à propos... ben, d'eux... » fit-elle à voix baisse, en désignant les garçons se trouvant dans la cour. « … Tu peux m'en parler. Ça doit être une situation très difficile. »

Puis, elle ajouta à voix un peu plus haute :

« On ferait mieux de filer en cours... J'ai pas envie de me faire cuisiner à la sauce du prof, comment notre charmant M. Erido l'a fait remarquer tout à l'heure. »


              
                     
       
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rip mon coeur, je meurs:
 
       
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Dim 27 Sep - 17:12
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Murphy hocha doucement la tête lorsque la jeune fille en face d'elle confirma ce qu'elle pensait du prof - en peut être un peu moins extrême, c'est sûr, mais il fallait toujours se dire que Murphy pouvait théâtraliser la pire comme la meilleure des situations -. Le professeur semblait injuste, arrogant, dragueur... Toutes ces choses provoquaient chez elle un frisson de dégoût. Elle se rappela même d'un moment où le professeur avait fait une remarque à une fille sur la taille de sa poitrine... Peut être que c'était Tallula ? Son regard devint songeur quelques instants, puis elle passa à autre chose. La rousse continua. Elle lui disait qu'elle était discrète lorsqu'elle ne parlait pas. C'était plutôt drôle de voir que quelqu'un ne pouvait pas ne pas se faire tout petit... Sans parler de taille, évidemment. Elle enclencha sur un autre sujet juste après avoir répondue à la question de la discrétion, celui de sa maladresse puis revint sur la discrétion qui lui manquait. Elle était plutôt dur à suivre, quand même... Elle était une pro du passage du coq à l'âne, visiblement.

Après le moment de panique de Murphy, la jeune femme rousse se mit à marmonner que ce n'était pas pour lui faire peur mais que sa future colocataire, elle, elle l'était. Elle appuya ses propos sur le fait qu'elle n'ait pas souvent peur. Ah, ce n'était pas du tout le cas de la brune qui se mit à se mordre la lèvre inférieure d'anxiété. Il allait falloir qu'elle gère son niveau de stress, sinon ses cheveux allaient tomber et ça, c'était la pire chose qui pouvait arriver. Quoique elle pourrait se dessiner des perruques sympathiques tous les jours mais... Remarquant qu'elle se perdait dans ses pensées alors qu'il y avait quelque chose de bien plus grave qui l'attendait, elle se reprit.

Elle sursauta légèrement, alors que Tallula se remettait soudainement à sourire pour lui poser la main sur l'épaule d'une manière compatissante. La rousse lui disait qu'elle pourrait compter sur elle mais que visiblement, elle n'en aurait pas besoin. Souriant à nouveau, Murphy souffla:

" Ben... C'est pas comme si j'aimais taper les garçons. Ils le cherchent... "

Après un petit regard vers le ciel bleu, elle reprit, tout à fait nonchalamment.

" Bizarrement, j'aimerais bien que le garçon que tu dis gentil le soit vraiment, et qu'il change la vision que j'ai des choses... Peut être. "

C'était plutôt bizarre venant d'elle, puisqu'elle n'avait seulement qu'une vision manichéenne des choses: filles = bien, mecs = mal. Mais puisqu'il y avait une fille qui ne lui semblait pas être bien, peut être qu'il y avait un garçon qui l'était, lui ? Ses pensées commençaient à s'embrouiller, si bien qu'elle décida d'y repenser au calme - peut être - dans son lit, le soir venu. Ou le lendemain. La nuit porte conseil, comme on dit...

Pour une fois, lorsque la sonnerie retentit, elle ne sursauta pas. Elle s'y était enfin habituée ! C'était une victoire en soit. Il était temps de retourner en cours. Elle jeta un regard à Tallula. Elle était sûrement dans le même cours, étant de même dortoir et année. Lorsque Tallula, d'une voix discrète - preuve qu'elle pouvait l'être, tiens -  lui demanda que si jamais elle avait des problèmes avec son "soucis", elle pourrait venir lui parler. Cela toucha la petite brune qui fut ravie de voir qu'elle pouvait compter sur quelqu'un, à peine arrivée dans ce nouvel environnement.

" Merci beaucoup Tallula... Je n'hésiterai pas. "

Elle rit à sa remarque suivante puis marcha à sa suite vers leur prochaine aventure cours.
              
       
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