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Une main tendue se présente à moi ...

   
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    
       
   
       
      
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Mar 19 Aoû - 18:04
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Après quelques heures, j'ai quitté le hall et les deux filles que j'ai rencontré.
Rebecca ne m'a pas oubliée apparemment, car elle m'a laissé un mot sous ma porte ''retrouve moi à la bibliothèque, je dois te parler.
-Rebecca"
Mais je dois avouer que j'étais nerveuse. Je ne savais pas du tout de quoi elle voulait me parler, à part, de ce mot que je lui avait lancé "Aide". Mais j'étais tellement sure qu'elle ne m'avait pas entendu... Peut être qu'elle m'a entendu, tel un ange aurait entendu mes prières. Ou alors elle a compris qui j'étais vraiment, et cela me fit peur...Très peur.

Peu importe, j'avais un rendez-vous, et je me devais de m'y rendre. Ma politesse légendaire, et mon côté curieux aussi, je l'avoue...

J’atteignis la biblio', très grande. L'odeur des vieux livres y régnait, et  j'adorais ça. Il faisait frais, l'odeur des pierres. Cela me rappelle ma planète...

J'avançais à pas de loup, et chercha la jeune fille aux cheveux bleus éclatant du regard. Puis je la vit, calmement assise sur une chaise, la tête dans un bouquin.

Je m'approcha d'elle et posa ma main sur son épaule. Nous nous fîmes un sourire et je me mit en face d'elle sur une chaise en bois, très peu confortable.


- J'ai reçu ton mot. De quoi voulais-tu me parler ?
              
       
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Mar 19 Aoû - 20:33
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Après l'épisode du couloir, j'avais glissé un mot sous la porte d'Anko. Je ne connaissais pas son dortoir, elle ne l'avais pas précisé, mais j'avais eus le pressentiment qu'elle était émeraude, et ma théorie s'était confirmée lorsque j'ai vu son nom inscrit sur une des portes du couloir vert. J'avais fait court, sur le petit papier : '' Retrouve moi à la bibliothèque, je dois te parler.'' J'avais signé de mon nom - ça peut toujours être pratique.

A présent, je suis dans ladite bibliothèque, que j'ai tout de suite trouvée accueillante à mon arrivée. Je suis contente qu'il n'y fasse pas chaud, je préfère le froid. Les murs étant en pierre, cela conserve la fraîcheur de la pièce. Je m'attendais à un horrible papier rose avec des licornes dessus. Et j'exagère à peine. Je suis soulagée. Quant au sol, il est recouvert de parquet qui grince sous les pieds. J'adore l'ambiance que renferme cet endroit, et je peux déjà deviner qu'il sera mon lieu préféré dans cette ignoble école.

Je lis distraitement un livre que j'ai pioché par hasard dans un des rayons de la bibliothèque, situé entre la littérature grecque et étrangère. Les mots sont devant mes yeux sans que je ne parvienne à les identifier. J'ai la tête ailleurs.
Tout à coup, je sens une main sur mon épaule. N'étant pas peureuse de nature, je me retourne calmement et découvre Anko, qui me sourit. Je le lui rends alors qu'elle prend place sur une chaise en face de moi.
Je repose le livre que j'ai entre les mains sans pour autant marquer la page à laquelle j'étais. C'était le sommaire, en fait, je ne peux donc pas me tromper.
Anko brise le silence en première :

- J'ai reçu ton mot. De quoi voulais-tu me parler ?

C'est une très bonne question. De quoi je veux que l'on parle ? Je ne sais pas vraiment. J'ai juste eu cette impression, ce sentiment que l'on doit discuter toutes les deux.

- De tout. Dis-moi pourquoi j'ai vu dans ton regard les mêmes émotions que je vois tous les jours dans le mien. Parle moi de toi, de ton passé. J'ai besoin de comprendre.

Ma demande me semble un peu effrontée, car on ne se connait que très récemment, mais si elle me raconte tout, je ferais l'effort de mon côté pour lui conter ma propre histoire, quitte à gâcher une future amitié. Je n'ai plus vraiment à perdre. Car, en vérité, j'avais tout perdu. Il ne reste à présent plus que ma conscience en miettes. Elle est détruite depuis ce dix-sept décembre. Et je revois ce jour comme si c'était hier.
              
       
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Mar 19 Aoû - 21:59
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Les mots que me dits Rebecca, me toucha très profondément...
- De tout. Dis-moi pourquoi j'ai vu dans ton regard les mêmes émotions que je vois tous les jours dans le mien. Parle moi de toi, de ton passé. J'ai besoin de comprendre.


Je m’effondra en larmes. Quelqu'un s'intéressa enfin à moi. Moi cette fille solitaire qui n'avait aucun amis... Pourquoi tout à coup quelqu'un s’intéressa à moi ... Je ne savais pas... Mais cela me fit du bien ...
Je sécha mes larmes. Rebecca me lança un regard de compassion, comme pour dire que tout irait bien, que je n'avais qu'à lui parler.

- Tu veux tout savoir, il y a tant à dire ... Je ne sais même pas par où commencer ...
Je viens d'Obscura, une planète obscure, mais que j'aime énormément. Ma mère est la reine et la suprême d'Obscura, et mon père ... Je retins mes larme, et serra la gorge, était le roi d'Obscura. C'était un homme bon, je l'aimais énormément. Mais il est mort, tué par un habitant de Spirit. Vois tu, ma planète fut longtemps en guerre contre Spirit. Lorsque mon père est mort, une partie de moi est morte aussi. Je commença a cultiver une haine profonde pour le peuple de Spirit...

J'essaye de garder la tête froide en racontent mon histoire. Mais je fermais les poings fermement...

- Un jour, lorsque ma Mère partit sur Spirit avec moi, pour faire une trêve avec le peuple de Spirit, je rencontra un garçon. Il fut le premier, depuis longtemps, à m'apporter de bonheur. Le seul et l'unique...


Là, j’explosai en larme et hurla.


- Mais il m'a abandonné lui aussi ! Il m'avait promis, il m'avait juré ! Il m'a laissé seul ! Il était le même que son peuple, il a tué ce qui restait de bon en moi ! C'est pour ça que je suis ici ! me venger... Le retrouver...

Je ne me contrôler plus, les larmes coulée sans que je m'en rende compte. Tous mes muscles se crisper, je n'arrivais plus à respirer ni a parler... je dis juste cela, son nom, le nom de la trahison

- Warren, Natsu, Blake ..

Tout se figea en moi, moi même, ne dits plus rien et ne bougea plus.
              
       
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Mar 19 Aoû - 22:37
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Alors que j'achève mes paroles, Anko fond en larmes. Cela me rappelle tout ce que je n'ai jamais pu faire. Mon cœur se serre. Les petites gouttes salées continuent de glisser sur les pommettes de la fille. Je lui fais comprendre que je compatis en un regard tandis qu'elle essuie ses joues. Je l'aurais bien serrée dans mes bras mais ce genre d'attention est encore au dessus de mes forces. Le seul contact physique que j'ai jamais eu depuis des mois et des mois est quand Anko m'a serré la main. Ca m'avait fait bizarre. Et j'ai toujours peur qu'un autre incident se produise. Je suis dangereuse.
J'attends patiemment qu'elle commence à parler, le temps qu'elle reprenne ses esprits et qu'elle se calme. La voix tremblotante, elle débute son récit :

- Tu veux tout savoir, il y a tant à dire... Je ne sais même pas par où commencer... Je viens d'Obscura, une planète obscure, mais que j'aime énormément. Ma mère est la reine et la suprême d'Obscura, et mon père... - ses lèvres se resserrent, retenant de nouvelles larmes - ... était le roi d'Obscura. C'était un homme bon, je l'aimais énormément. Mais il est mort, tué par un habitant de Spirit. Vois-tu, ma planète fut longtemps en guerre contre Spirit. Lorsque mon père est mort, une partie de moi est morte aussi. Je commençai à cultiver une haine profonde pour le peuple de Spirit...

Elle marque une pause, les poings serrés.

- Un jour, lorsque ma mère partit sur Spirit avec moi, pour faire une trêve avec le peuple de Spirit, je rencontrai un garçon. Il fut le premier, depuis longtemps, à m'apporter de bonheur. Le seul et l'unique...

Une histoire d'amour, donc ? En vue de comment Anko le raconte, je suis persuadée que cela n'a pas finit bien. Et j'en suis désolée pour elle.
Voilà bien longtemps que je n'ai pas été désolée. De façon honnête, j'entends.
Ses larmes coulent à flots à présent alors qu'elle reprend un haussant la voix :

- Mais il m'a abandonné lui aussi ! Il m'avait promis, il m'avait juré ! Il m'a laissé seule ! Il était le même que son peuple, il a tué ce qui restait de bon en moi ! C'est pour ça que je suis ici ! Me venger... Le retrouver...


Anko n'est plus que rage et souffrance. Ô que je connais tellement bien ça... Cette sensation de pouvoir tout briser à mains nues, d'avoir le sentiment de pouvoir traverser des murs rien qu'avec la force de notre colère, cette impression que notre âme n'est plus que déchirement et ténèbres.
La différence, c'est qu'elle est en colère contre un homme. Dans mon cas, c'est contre moi que je le suis.
Anko dit ses derniers mots dans un souffle qui n'est plus que haine :

- Warren, Natsu, Blake...

Puis elle se mure dans le silence.
J'inspire un coup, replaçant une de mes mèches bleues derrière mon oreille. Je ne sais quoi dire. Warren... ce nom me dit quelque chose. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être l'ai-je entendu dans un couloir, en cherchant mon dortoir. Si c'est le cas, il est ici. Je me dis que je devrais peut-être en informer Anko.

- Il est probable qu'il soit dans cette école. Est-ce que... qu'est-ce que tu feras, si tu le vois ?


Je n'imaginais pas mon interlocutrice faire du mal à qui que ce soit. Mais je sais qu'elle en est capable. Cela me rappelle fortement moi. Le genre de fille au visage teint d'innocence pouvant être capable des pires choses.
Elle ne doit pas devenir comme moi. Il n'est pas trop tard pour la sauver. En tout cas, je l'espère. Pour ma part, je suis déjà perdue. Mais pas elle. Pas encore.

- Anko... tu devrais... oublier tout ça. Je sais que c'est dur, mais c'est mieux comme ça. On est capables des pires choses lorsque l'amertume nous consume de l'intérieur, et je suis bien placée pour le savoir... Ce feu noir qui brûle en soi, et qui chaque jour devient de plus en plus grand et ce durant des années, il finit par nous aveugler et c'est là que l'on fait des choses que l'on regrette...

Mais moi je ne regrette rien.
Je ne le lui dis pas.
              
       
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Mer 20 Aoû - 9:47
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Il y eu d'abord un silence. Rebecca resta silencieuse puis elle me dit :

- Il est probable qu'il soit dans cette école. Est-ce que... qu'est-ce que tu feras, si tu le vois ?


Lorsque j'entendis ces quelques mots, je releva la tête et fixa Rebecca. Il est là alors. Mes sources était bonne. Sa question, une excellente question. Que ferais-je en le voyant ? Je ne savais pas. Mes envies varier entre le tuer, le faire souffrir, ou alors, ressentir à nouveau tout l'amour que j'avais pour lui, et le retrouver ... Mais celà ferait de moi une faible. A nouveau il pourrait me faire du mal. Quoi qu'il en soit, je ne savais pas vraiment ce que j'allais faire ....

- Anko... tu devrais... oublier tout ça. Je sais que c'est dur, mais c'est mieux comme ça. On est capables des pires choses lorsque l'amertume nous consume de l'intérieur, et je suis bien placée pour le savoir... Ce feu noir qui brûle en soi, et qui chaque jour devient de plus en plus grand et ce durant des années, il finit par nous aveugler et c'est là que l'on fait des choses que l'on regrette...


Ses mots me toucha. Je vis dans son regard, qu'elle comprenait ce que je vivais, qu'elle l'avait vécu aussi. Qu'a-t-il bien pu lui arriver ? Elle semble si gentille, et à la fois complétement détruite... Je compris ses mots, et j'étais d'accord avec elle. Moi même redouter le moment où je le croiserais. Je ne savais de quoi j'étais capable, mais je savais que ma haine profonde pouvait me pousser à faire le pire. Mais je ne pouvais pas renoncer, je n'étais pas comme ça... Je répondis calmement :

- Je comprend ce que tu veux dire, je comprend tout à fait ... Mais je ne peux pas renoncer. Il a prit ce qu'il restait de bon en moi. Et je dois comprendre pourquoi, pourquoi il a disparu du jour au lendemain sans rien me dire. Que me reprochait-il pour me laisser ainsi ? Je dois savoir ...

Je fis une pause, et pris délicatement la main de Rebecca. Mais toi dits moi, que t'es t'il arriver ? Parle moi ... Je te comprend, je veux savoir qui t'as fais tant de mal, qui a causé ce vide en toi ...

Je la regarda, et lui fit comprendre par le regard, que je ne la jugerai point, et que je pouvais comprendre...
              
       
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Mer 20 Aoû - 12:07
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Anko réfléchit un instant face à mes derniers mots. Elle finit par parler, d'un ton calme, qui contraste avec celui d'il y a quelques minutes.

- Je comprends ce que tu veux dire, je comprends tout à fait... Mais je ne peux pas renoncer. Il a prit ce qu'il restait de bon en moi. Et je dois comprendre pourquoi, pourquoi il a disparu du jour au lendemain sans rien me dire. Que me reprochait-il pour me laisser ainsi ? Je dois savoir...

Évidemment qu'elle a le droit de connaître la vérité. J'espère juste que ses actions seront modérées et non aveuglées par la colère. Je l'espère de tout cœur.
Elle hésite un instant, puis me prend la main :

- Mais toi, dis moi, que t'est-il arrivé ? Parle moi... Je te comprends, je veux savoir qui t'a fait tant de mal, qui a causé ce vide en toi...

Pourquoi tu me touches... Tu ne peux pas. Je pourrais te tuer. Je l'ai déjà fait... Et je pourrais recommencer sans m'en rendre compte.
Anko lève un regard plein de compréhension, me faisant signe de lui tout lui raconter. Ça me coûte de devoir le faire, mais je le dois quand même. Pourvu qu'elle ne s'enfuit pas en courant, les yeux pleins de dégoûts pour le monstre que je suis...
Je prends une brève inspiration, puis commence :

- Tout a commencé à la naissance de ma sœur... Le quatre octobre mille neuf cent quatre-vingt dix-neuf. J'avais trois ans, à cette époque. Nous avions déménagé dans une maison un peu plus grande pour accueillir la nouvelle venue. Mes parents ont tout de suite adoré ma sœur. C'était un beau bébé. Naturellement, un nourrisson demande clairement beaucoup d'attention, alors j'ai accepté le fait d'être mise à l'écart un certain temps. Je ne pensais pas que ce ''certain temps'' allait durer des années. Mes géniteurs ne sont pas les seuls responsables, toute la famille l'est. Ma sœur Anna était idolâtrée de tous les membres de cette foutue famille. Et moi, je restais dans mon coin, disponible à chaque moment pour obéir à chaque caprice d'Anna. Et avec le sourire, bien évidemment. Alors j'ai continué à faire semblant. Je faisais semblant d'être heureuse, d'être enjouée, gentille. Je faisais semblant d'être quelqu'un d'autre. Et puis un jour, le masque est tombé. C'était mon anniversaire. Dix-sept décembre. Je devais avoir quatorze ans. Et ils ont oublié. Ils ont tous oublié mon anniversaire. Je me suis sentie trahie. Et le pire c'est que mes parents sont rentrés à la maison, les bras chargés de cadeaux. Pour ma sœur. Ils étaient ressortis tous les deux, me demandant de surveiller ma sœur. En bonne fille que j'étais, j'avais souri et acquiescé. Anna était devant la télé, à rire, alors que j'étais là, meurtrie. Elle n'avait aucune conscience du mal qui me rongeait. Je l'avais fixée du regard, pendant des minutes et des minutes. Et là, sur le coup, j'avais voulu sa mort.

Je marque un temps d'arrêt, avant de prononcer le plus difficile.

- Et c'est ce qui s'est passé. Je ne comprenais pas jusqu'à ce que ses gémissements s'arrêtent. Je m'étais approchée d'elle et avais découvert ma sœur sans vie. Mes parents sont rentrés. Je t'épargne les détails, mais disons que j'ai été séquestrée pendant des mois, seule, sans parler. En arrivant à Alféa, je me suis demandée si je pourrais à nouveau retrouver la parole. Durant ces mois, je me suis répétée en boucle que je ne méritais pas la vie. Et c'est vrai. J'ai cessé de chercher les monstres sous mon lit. Parce que j'ai compris qu'ils étaient en moi.

J'ai gardé les yeux baissés durant toute la durée de mon récit. Je décide de les lever vers ceux d'Anko pour achever mon histoire.

- Mon don, si l'on peut appeler ça comme ça, c'est que je peux contrôler un corps. Je peux ressentir en ce moment ton cœur battre tout comme je peux y mettre un terme. Je peux contrôler l'esprit des personnes qui m'entourent rien qu'avec ma propre volonté. Je pourrais tout détruire, là, tout de suite. Mais je risque beaucoup en utilisant ce pouvoir. Si jamais je me déconcentre, ça pourrait revenir dans ma tête comme un boomerang. Plus précisément, si je ne fais pas assez attention à mes gestes lorsque j'utilise ce don, je m'infligerais moi-même ce que j'ai voulu faire à un autre.

J'hésite. Est-ce que je lui dis ? Ça pourrait l'achever. Je ne veux pas qu'elle ait peur de moi.

- Anko... je ne regrette rien de ce qui s'est passé.

J'ai prononcé ces mots dans un souffle. Maintenant, elle sait.

- Ne deviens pas comme moi...

Ne te détruis pas.
              
       
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Mer 20 Aoû - 20:43
Invité
       
       
Elle acquiesça du regard et entama son récit :

- Tout a commencé à la naissance de ma sœur... Le quatre octobre mille neuf cent quatre-vingt dix-neuf. J'avais trois ans, à cette époque. Nous avions déménagé dans une maison un peu plus grande pour accueillir la nouvelle venue. Mes parents ont tout de suite adoré ma sœur. C'était un beau bébé. Naturellement, un nourrisson demande clairement beaucoup d'attention, alors j'ai accepté le fait d'être mise à l'écart un certain temps. Je ne pensais pas que ce ''certain temps'' allait durer des années. Mes géniteurs ne sont pas les seuls responsables, toute la famille l'est. Ma sœur Anna était idolâtrée de tous les membres de cette foutue famille. Et moi, je restais dans mon coin, disponible à chaque moment pour obéir à chaque caprice d'Anna. Et avec le sourire, bien évidemment. Alors j'ai continué à faire semblant. Je faisais semblant d'être heureuse, d'être enjouée, gentille. Je faisais semblant d'être quelqu'un d'autre. Et puis un jour, le masque est tombé. C'était mon anniversaire. Dix-sept décembre. Je devais avoir quatorze ans. Et ils ont oublié. Ils ont tous oublié mon anniversaire. Je me suis sentie trahie. Et le pire c'est que mes parents sont rentrés à la maison, les bras chargés de cadeaux. Pour ma sœur. Ils étaient ressortis tous les deux, me demandant de surveiller ma sœur. En bonne fille que j'étais, j'avais souri et acquiescé. Anna était devant la télé, à rire, alors que j'étais là, meurtrie. Elle n'avait aucune conscience du mal qui me rongeait. Je l'avais fixée du regard, pendant des minutes et des minutes. Et là, sur le coup, j'avais voulu sa mort.

Puis elle s'arrête. J'écoutai son récit attentivement. Je trouvais honteux le comportement de sa famille. Il n'y rien qui me répugne plus que des parents désinvoltes. Comment peut-on renier sa propre chair ? Je commença à haïr ces gens de l'intérieur. Puis Rebecc' reprit : 

- Et c'est ce qui s'est passé. Je ne comprenais pas jusqu'à ce que ses gémissements s'arrêtent. Je m'étais approchée d'elle et avais découvert ma sœur sans vie. Mes parents sont rentrés. Je t'épargne les détails, mais disons que j'ai été séquestrée pendant des mois, seule, sans parler. En arrivant à Alféa, je me suis demandée si je pourrais à nouveau retrouver la parole. Durant ces mois, je me suis répétée en boucle que je ne méritais pas la vie. Et c'est vrai. J'ai cessé de chercher les monstres sous mon lit. Parce que j'ai compris qu'ils étaient en moi.


Je restai bouge bée, les yeux écarquiller. Elle ne m'a pas regardé de tout son récit, baissa les yeux, de peur de lire en moi... J'étais touchée par son histoire. C'était si horrible, je ne concevais pas que cela pouvait lui arriver, pas elle. Cette jeune femme qui paraît si douce, qui m'a aidé sans hésiter ... Rebecca hésitait à me dire quelque chose. Je la regarder attentivement ... Encore choquée de son histoire.

- Anko... je ne regrette rien de ce qui s'est passé. Ne deviens pas comme moi...


Elle prononça cette dernière phrase, avec lourdeur. Comme si cela, aller changer la vision que j'ai d'elle. Ce fût le contraire qui se passa en moi, je la compris. Qu'elle ne regrette pas, je le compris. Après tout, ça peste de sœur l'avait mériter. Ce que je ne concevais pas, c'est la réaction de ses parents ...
Je me leva sèchement. Regarde Rebecca dans les yeux, et vît qu'elle croyait que je m'en allais, comme elle l'avait pensé... Mais non, j'avança vers elle, et la prît dans mes bras, et serra de toute mes forces pour lui montrer, que moi je ne partirais pas. Puis lui répondit dans le creux de l'oreille :

-Je comprends et j'accepte que tu ne regrette rien. Ce que je ne n'accepte  pas, c'est le mal que t'on fait cette famille, et ces monstres qui te servaient de parents...
  
              
       
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Mer 20 Aoû - 21:50
Invité
       
       

J'ai tellement peur de la réaction d'Anko... Elle ne s'est pas encore enfuie. Peut-être est-elle paralysée par l'angoisse ou je ne sais quoi. Et puis d'abord, pourquoi j'appréhende autant ? Je ne la connais même pas. Pourquoi...
Anko se lève d'un seul coup. Ca y'est, elle s'est remise de ses émotions et va partir en courant en disant aux autres à quel point je suis un monstre... Et je ne pourrais pas lui en vouloir. Elle me regarde droit dans les yeux. Mais au lieu de déguerpir, elle s'approche de moi. Puis deux bras viennent m'enserrer et un corps se presser contre moi. Anko me serre dans ses bras tandis qu'elle me dit à l'oreille :

- Je comprends et j'accepte que tu ne regrettes rien. Ce que je ne n'accepte  pas, c'est le mal que t'a fait cette famille, et ces monstres qui te servaient de parents...

Qu'est-ce qu'elle dit... C'est moi le monstre, pas eux...
Anko me serre un peu plus fort contre elle.
Pourquoi...
Je sens que mes joues sont mouillées. Je les touche avec mes mains. Je pleure.
Je pleure pour toutes ces fois où je n'ai pu le faire. Je pleure pour le jour où le masque est tombé. Je pleure pour mon âme en cendres. Est-ce qu'elle pourra un jour se reconstruire ? Je pleure pour toutes ces années à jouer un rôle. Et je pleure pour Anko, parce que j'ai peut-être enfin trouvé une alliée. Qui comprend. Putain, elle comprend...
Je n'ai jamais eu de câlin. Même petite. C'est mon premier. Je m'accroche à ce petit rien du tout qui représente tout pour moi. Je profite, je respire l'odeur des cheveux d'Anko qui sentent... le musc, si ne me trompe pas. Le parfum de son shampoing change radicalement avec celui qu'on avait à la maison. Je ne l'aimais pas.
Je m'écarte d'elle pour ne pas mouiller entièrement ses vêtements. Les yeux encore pleins de larmes, je regarde les siens d'un original rouge. Elle est vraiment belle. Et je me demande de quoi j'ai l'air, moi, maintenant. J'ai peut-être de la morve qui coule. Je garde cependant cette réflexion classe pour moi-même.

- Merci. Vraiment.

Anko ne sait pas ce que ce mot représente à lui tout seul. Il est les joies et les peines, la lumière et le noir, la vie et la mort, les rêves et les cauchemars. Ces cinq lettres représentent à elles seules tellement de choses qu'il m'est impossible de toutes les dire.
Je m'essuie les yeux et les joues, encore troublée. Anko m'a serrée dans ses bras malgré le fait que j'ai déjà tué. Elle n'a pas eu peur. Contrairement à moi. J'ai peur de ce qu'il y a en moi. De ce que je peux encore causer. Et je crois que ça ne changera jamais. Je vais devoir m'y faire.
Je lève mes yeux vers Anko, puis lui fait un demi-sourire.

- Je crois qu'il y a quelqu'un à retrouver. Et à faire parler. Tu veux que je t'aide ?

Il est temps de me prouver que mon pouvoir ne cause pas que mort, destruction et souffrance. Peut-être est-ce enfin le bon moment ?
              
       
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Mer 20 Aoû - 22:24
Invité
       
       
Lorsque je la serra dans mes bras, elle se mit à pleurer. Je sentis ses douces larmes chaude, et sa peau douce. Puis elle se dégagea de moi et me dits :

- Merci. Vraiment.

Me remercier ... Elle m'a remercier, de l'avoir comprise ... Je semblais être la seule à lui avoir accordé cela ... Je semblais aussi être la seule, à l'avoir prise dans les bras. Je regarda son beau visage. Les larmes qui coulèrent le long de ses joues la rendaient d'autant plus belle. Ses magnifiques yeux bleus m'hypnotiser.
Puis elle me dit :

- Je crois qu'il y a quelqu'un à retrouver. Et à faire parler. Tu veux que je t'aide ?


Elle voulait m'aider ! M'aider à comprendre, m'aider à retrouver une partie de moi.  C'est la seule, dans toute ma vie, qui me signifier de la confiance, et de la complicité. Hormis, lui.
Cette fille, représenter tout pour moi à présent... Je n'avais jamais ressentit une tel connections avec quelqu'un... Il y avait un lien spéciale, je le sentait.

- Merci, Rebecca... Je pris sa main dans les miennes. Voilà ce que l'ont va faire. Tu as l'air de savoir où il est. Trouve sa chambre et glisse lui un mot. Qu'il vienne te rejoindre dans le parc à 22h. Nous, retrouvons nous dans ma chambre dans 1 heure, et nous réfléchirons à quoi faire ...

Je reposa sa main. Je sentais de la force en moi, elle m'avait donné la force nécessaire pour survivre.
Pour cela, je lui devrait ma vie, je lui devrait tout. Je m'approcha d'elle, et lui donna un baiser sur ses lèvres douce, en signe de confiance et comme pour signer notre pacte. Je me retira de ses lèvres, Rebecca garda les yeux fermés. Ce fut le plus doux moment de ma vie.

              
       
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Mer 20 Aoû - 23:28
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Son regard s'illumine. Et c'est grâce à moi ! Je n'aurais cru pouvoir causer autre chose que le malheur. C'est incroyable. Je me sens... comment différente. Changée. Et tout ça grâce à Anko. Je lui dois beaucoup. Et je compte bien l'aider aussi.

- Merci, Rebecca... (elle prend ma main dans le siennes) Voilà ce que l'on va faire. Tu as l'air de savoir où il est. Trouve sa chambre et glisse lui un mot. Qu'il vienne te rejoindre dans le parc à 22h. Nous, retrouvons nous dans ma chambre dans une heure, et nous réfléchirons à quoi faire...

Cela me semble être un bon plan. J'aime beaucoup la tournure que tout cela prend. Enfin un peu d'action ! Non pas que je m'ennuie, enfin, presque. Tout ce rose est soporifique.
Anko repose ma main. Je me demande depuis combien de temps on discute. Je jette un coup d’œil dans la pièce. Toujours aussi vide... Cela ne me laisse pas beaucoup d'indications. Je reporte mon regard sur mon interlocutrice tandis qu'elle s'approche de moi. Ses lèvres effleurent les miennes dans un doux baiser, et je suis surprise autant par le geste que par la douceur de ses lèvres. Anko s'écarte de moi. Je garde les yeux fermés un tout petit instant, le temps de me remettre de tout ça.
Une fille vient de m'embrasser. Je ne l'ai pas repoussée. Et je crois que, si c'était à refaire, cela se passerait exactement comme ceci. Je crois que je commence enfin à être moi-même. Je souris, peut-être un peu incertaine, ) Anko, et elle me rend mon sourire.

- A dans une heure, alors ?

Elle acquiesce tandis que je me lève. Je lui fais un petit signe de la main, puis je quitte la bibliothèque, le cœur nettement moins lourd. Arrivée dans le couloir, je passe mes doigts sur mes lèvres, tentant de me rappeler ces quelques secondes qui m'avaient fait tout oublier.
La vie peut enfin commencer.
              
       
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Mar 26 Aoû - 19:27
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